Matériel pédagogique :
animation Alimentation Un droit pour tous

Au cours de l’animation, les élèves seront à plusieurs reprises divisés en groupes. Afin que chaque groupe soit bien encadré, les animatrices vont solliciter l’assistance des enseignant-e-s pour les activités.

Activité 1 : Les disques alimentaires(~20min)

Objectifs : Prise de conscience des différents modes de consommation dans le monde. 

Pour cette activité, les élèves sont divisés en trois à quatre groupes. Ils devront d’abord classer des étiquettes sur un premier disque alimentaire représentant la consommation alimentaire type en Suisse, puis faire des observations. Après ~7 minutes, les élèves reçoivent un second disque sur lequel des étiquettes ont déjà été placées. Le disque représente soit l’alimentation d’une famille habitant la campagne du Burkina Faso, soit celle d’une famille habitant les Andes péruviennes. L’enseignant-e peut choisir le pays de son choix pour le groupe qu’il/elle va accompagner. Environ ~8 minutes sont consacrées à l’observation et la comparaison de ces disques avec celui de la Suisse.

Disque Suisse (~7min) :

Les étiquettes représentent les aliments que l’on trouve au supermarché en Suisse. Aide pour les enseignant-e-s : les étiquettes allant dans la même catégorie sont munies d’une petite pastille de couleur identique.

Objectifs : 

  •  
  • Prise de conscience de la diversité/disponibilité alimentaire en Suisse. Toutes les catégories sont remplies, et seule une petite partie des aliments disponibles est représentée dans cet exercice. 
  • Certains aliments viennent de loin
  • On remarque des prix et des labels sur les étiquettes.

L’animateur-trice fait un bref rappel avec les élèves sur les droits de l’enfant et leur fait prendre conscience de notre (sur)consommation de téléphones portables. 

Disque Burkina Faso (~8min) : (à choix)

Demander aux élèves s’ils ont une idée de ce qui est représenté sur le disque. Il s’agit de l’alimentation d’une famille vivant dans la campagne du Burkina Faso. Insister sur le fait que ça ne signifie pas que tous les burkinabès s’alimentent de cette manière, et qu’il existe par exemple des supermarchés dans les villes.

Contexte dans la campagne du Burkina Faso :
Les paysans dépendent beaucoup du climat de la région où ils se trouvent. Régions en proie aux problèmes de sécheresse. Ils ne peuvent cultiver que pendant trois mois par année, pendant la saison des pluies. Le reste de l’année, ils se nourrissent grâce aux réserves mises de côté durant ces trois mois, mais parfois la nourriture vient à manquer. Ces familles pratique une agriculture de pluie : s’il n’a pas assez plu, ou de manière trop irrégulière, les récoltes ne suffisent pas à nourrir la famille pendant toute la saison sèche. Ces familles n’ont donc que très rarement les moyens de mettre des récoltes de côté vendre un surplus, voire l’échanger avec d’autres familles. 

Pistes de réflexion pour comparaison avec le disque alimentaire Suisse : 

Les produits ne sont pas préparés comme ceux qu’on trouve au supermarché. Il n’y a pas de prix et de labels sur les étiquettes. Exemple : poulet vivant vs. déplumé. Cette famille ne se fournit pas au supermarché, mais cultive/élève ses propres aliments.

Toutes les catégories ne sont pas remplies : risques pour la santé si on ne mange pas de manière assez équilibrée (carences).

Ajouter les aliments de saison/de fête :

Manque et Papaye : ajouter ces aliments en précisant qu’ils ne sont disponibles que pendant une période de l’année. Faire prendre conscience des saisons et de l’importation. Demander aux élèves s’ils savent à quelle saison poussent, par exemple, les fraises en Suisse.

Et quand peut-on les trouver au supermarché ?
Demander aux élèves si la mangue pousse en suisse. Comment se fait-il qu’on puisse en acheter ?

Poulet : cette famille ne mange de poulet que les jours de fête, si elle a réussi à mettre assez de récoltes de côté pour s’en procurer/acheter

Conclusion :

Demander aux élèves quelle alimentation est la plus saine à leur avis, celle de la Suisse ou du pays étudié ? En Suisse nous avons un grand choix d’aliments et nous devons faire des choix pour avoir une alimentation saine et équilibrée. Dans les autres pays, il y a moins de choix. Les produits issus de l’agriculture vivrière sont en principe cultivés sans engrais chimiques ou pesticides. Il y a très peu d’aliments gras et sucrés qui peuvent causer obésité, diabètes et maladies cardio-vasculaires, mais l’alimentation est peu variée et les risques de malnutrition/carence sont élevés. 

Les élèves retournent ensuite à leur place pour une conclusion générale (~5min).

Disque Pérou (~8min) : (à choix)

Demander aux élèves s’ils ont une idée de ce qui est représenté sur le disque. Il s’agit de l’alimentation d’une famille vivant dans les Andes péruviennes. Préciser que cela ne signifie pas que tous les péruviens s’alimentent de cette manière, et qu’il existe des supermarchés dans les villes.

Contexte dans les Andes péruviennes :

Les paysans dépendent énormément du climat de la région où ils se trouvent. Les familles dont l’alimentation est représentée sur le disque vivent à 3000 à 4000 mètres d’altitude. A cette altitude, rares sont les aliments que l’on peut cultiver. Les pommes de terre, les céréales (avoine, quinoa) et les fèves poussent très bien, mais il est indispensable de se rendre au marché pour se fournir en fruits et autres légumes pour avoir une alimentation saine et équilibrée toute l’année, ce qui n’est pas évident pour ces populations éloignées des villes. La quasi-totalité des familles possèdent des vaches dont la production laitière leur permettra de gagner un peu d’argent nécessaire aux besoins alimentaires courants.

Pistes de réflexion pour comparaison avec le disque alimentaire Suisse :

Les produits ne sont pas préparés comme ceux que l’on trouve au supermarché, il n’y a pas de labels ou de prix sur les étiquettes. Cette famille ne se fournit pas au supermarché, mais cultive/élève une partie importante de ses aliments.

Toutes les catégories ne sont pas remplies : risques pour la santé (carences) si on ne mange pas de manière assez équilibrée.

Rajouter les fruits et légumes et aliments de fête :

Poivrons, mandarines et bananes : si ces familles veulent diversifier leur alimentation, il faut qu’elles aillent s’en procurer au marché et se déplacent pour trouver ces aliments. Quand on ne peut pas importer et qu’on a des moyens limités, notre alimentation dépend énormément du climat et des moyens de production (techniques, outils).

Truite et mouton :

En règle générale, la population en consomme essentiellement les jours de 
fête. Si de nombreuses familles possèdent des moutons, la truite est le plus souvent achetée à des vendeurs ambulants ou au marché.

Conclusion :

Demander aux élèves quelle alimentation est la plus saine à leur avis, celle de la Suisse ou du pays étudié ? En Suisse, les aliments sont facilement accessibles et nous devons faire des choix pour avoir une alimentation saine et équilibrée. Dans les autres pays, il y a souvent moins de disponibilité et donc moins de choix possible. Les produits sont plus souvent biologiques, il y a peu d’aliments gras et sucrés qui peuvent causer obésité, diabètes et maladies cardio-vasculaires, mais l’alimentation est peu variée et les risques de malnutrition/carence sont élevés. 

Les élèves retournent ensuite à leur place pour une conclusion générale (~5min).

Activité 2 : le parcours d’une tomate (~15min)

Objectif de l’activité : Les élèves réfléchissent aux enjeux de la possibilité de pouvoir consommer tout type d’aliment à tout moment de l’année en Suisse.

Consigne : Par groupe de 4-5, pendant 15 minutes, sur une feuille A3, les élèves schématisent les étapes de production et le parcours d’une tomate cultivée au moins de janvier pour être ensuite consommée en Suisse.

A la fin de l’activité, chaque groupe affiche sa production au tableau, l’animteur-trice leur laisse un temps pour les observer puis fait un résumé à l’aide de l’image suivante.

Activité 3 : le menu responsable (~15min)

Objectifs de l’activité : Cette activité sert de conclusion à l’animation. Les élèves vont composer une assiette en tenant compte des enjeux environnementaux, sociaux et économiques liés à la consommation alimentaire. 

Consigne :
Les élèves sont divisés en 3-4 groupes. Une assiette avec 5 catégories et des étiquettes sont distribuées à chaque groupe. Ces derniers composent un menu « responsable » en réfléchissant à ce qu’ils ont appris sur les labels, tout en considérant les prix et leur plaisir gustatif. Ils se limitent à une étiquette par catégorie, le but étant qu’ils se confrontent à une réalité quotidienne en se mettent d’accord avec leurs camarades.

Pistes de réflexion à soulever lors de la mise en commun :

Si les élèves ne sélectionnent que des produits locaux : leur demander si cela veut dire qu’ils ne mangeront plus jamais de banane, alors que celle-ci ne pousse pas en Suisse ? Leur demander ensuite à quoi ils peuvent faire attention à l’achat d’une banane (commerce équitable, bio).

Si les élèves ne sélectionnent que des produits qui viennent de loin mais ont un label garantissant un commerce équitable car ils veulent aider les paysans : leur rappeler qu’en saison les paysans suisses ont aussi besoin de soutien, et que les produits locaux sont plus frais (nourrissants) et limitent le transport.

Conclusion :

Lorsque que nous faisons un acte d’achat, il est important de se poser 3 questions :

1) Où et comment l’aliment / l’objet a-t-il été produit ?

2) Est-ce que cet aliment est bon pour ma santé ?

3) Est-ce que le producteur est correctement rémunéré ? 
Il s’agit au final de réfléchir aux implications liées à la problématique complexe du droit à l’alimentation.

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